NON Les lampes basse pression sont monochromatiques, soit ne délivrent qu’une seule longueur d’onde (254nm). Elles ont un rendement de destruction des chloramines inférieur à celui des lampes moyenne pression, qui elles, sont polychromatiques, soit un spectre plus large permettant de détruire les 3 types de chloramines (monochloramines, dichloramines et surtout les trichloramines).
NON En piscine, nous sommes dans un cas de boucle de traitement (plusieurs passages). Le temps de contact est très long entre la matière organique et le chlore avec un apport permanent de ces 2 précurseurs. Les di et trichloramines se forment dans le bassin, dans la canalisation de traitement et dans le filtre. Même avec une réduction des monochloramines, il y aura toujours des di et trichloramines dans une piscine ou un spa collectif.
OUI Les lampes basse pression n’émettent qu’à une seule longueur d’onde. Elles sont essentiellement actives sur les monochloramines et beaucoup moins sur les di et trichloramines.
NON Les destructeurs de chloramines équipés de lampes moyenne pression sont les plus adaptés à la destruction des chloramines. En effet, les longueurs d’onde adaptées à chaque type de chloramine sont :
244nm pour les monochloramines (NH2Cl)
294nm pour les dichloramines (HNCl2)
336nm pour les trichloramines (NCl3)
De plus, concernant les réacteurs BIO-UV, les longueurs d’onde inférieures à 240 nm sont supprimées grâce à des gaines quartz spécifiques. Il n’y a donc aucune possibilité de générer des sous-produits supplémentaires dangereux.
NON Les lampes basse pression sont moins efficaces sur les trichloramines, donc évidemment elles ne peuvent pas remplir ce rôle. Seules les moyennes pression sont réellement efficaces et de toute façon, le traitement d’air joue un rôle clé. Si il est déficient ou absent, la réduction des trichloramines dans l’air ne pourra pas être assurée.
NON Le pH, la quantité de chlorures et les C.O.T. ne sont pas modifiés par le traitement UV. En revanche, des réductions d’eau excessives peuvent influencer la charge en chlorures et/ou C.O.T.
NON En France, plusieurs appareils moyenne pression ont un agreement pour l’eau destinée à la consommation humaine. Exemple : la ville de Paris en est équipée, etc...
OUI/NON 30 à 35% maximum de l’énergie électrique consommée est transformée en UV-C pour les réacteurs utilisant des lampes basse pression. Les lampes moyenne pression, plus puissantes, produisent 15% en UV-C mais d’autres longueurs d’onde sont utiles à la déchloramination et la régulation de puissance permet d’optimiser la consommation électrique en fonction du débit et de la durée de vie de la (des) lampe(s).
OUI/NON Selon les constructeurs, la durée de vie va de 8000 à 16000 heures, soit de 1 à 2 ans. Cependant, le nombre de lampes nécessaire est beaucoup plus important pour obtenir une destruction de chloramines rarement équivalente (peu efficace sur les trichloramines). Dans le cas des lampes moyenne pression, grâce à la régulation de puissance, il est possible d’atteindre des durées de vie supérieures à 1 an.
OUI Bien entendu, lorsqu'une lampe ne fonctionne pas, la dose UV nécessaire ne peut pas être délivrée et le travail de désinfection/déchloramination n’est pas effectué.
NON La température de fonctionnement d’une lampe basse pression est de 40°C. D’autre part, en débit continu, le refroidissement de la gaine quartz est assuré. La température de la gaine est la même que celle de l’eau. Ainsi, qu’il s’agisse de basse ou de moyenne pression, la température d’utilisation est bien inférieure à 40°C. Aucun dépôt ne se forme sur la gaine quartz, aucun nettoyage n’est nécessaire, surtout avec une eau chlorée dont le pH est constant.
OUI, dans certains cas Quel que soit le type de lampe UV utilisé, il peut y avoir formation supplémentaire de THMs si certains facteurs ne sont pas maitrisés. Les UV basse et moyenne pression ne forment pas de THMs supplémentaires si la dose UV est respectée, si les longueurs d'ondes inférieures à 240 nm sont coupées (cas des lampes moyenne pression) et enfin si les paramètres de chloration sont respectés en gardant une optique raisonnable d’économie d’eau (l’éventuelle économie en eau neuve doit être raisonnée).
OUI Les formes en Z ou en U des réacteurs basse pression génèrent des pertes de charges significativement plus importantes que les réacteurs moyenne pression qui sont pour la plupart en ligne et dont les pertes de charges sont non mesurables car en dessous du seuil de détection, et ce même avec un bypass.
OUI/NON Chaque bassin est un cas particulier. Les réductions d’eau atteignent de 25 à 60% selon les cas : fonction de la fréquentation, du traitement de l’eau, du traitement de l’air, de la conception du bassin et des éléments techniques, …
Références : Circulaire DGS du 22 février 2008 Ministère de la Santé AFSSA Technologies UV Technoligie BIO-UV Toutes les références de chimie Yinn et Margerum, Inorg. Chem,1990 Hamel, 2007 Oesterholt, 2009 Rasmus Andersen, 2009 Gestion de la globalité d'une piscine Cassan et Col., Chemosphere 2006 Hamel, 2007 Recommandations AFSSA dans le traitement de l'eau potable